La Medecine

Publié le par Pti Papi


   Après cette année universitaire, ce sujet était obligé d'être énoncé. Le titre de l'article est "la medecine" mais je vais plus particulièrement parler du "combo" medecine-kiné. On a tous tendance à se plaindre parfois un peu trop facilement (comme moi avec ma TERRIBLE vie d'étudiant en Mathématiques), mais j'avoue que là, j'ai rarement vu d'aussi bonnes raisons de pouvoir se plaindre, je m'explique.
 
   Pour introduire, rappelons qu'il s'agit ici d'un concours. Plus de 3 000 étudiants en medecine dont plus de 750 "fous/folles" qui combinent les cours de medecine et de kiné. Comme pour toute faculté on a le droit à quelques glandeurs ou pseudo étudiants en année sabbatique, mais comme il s'agit ici de medecine, cette minorité est ici extrêment faible et la majorité des tronches sortant de terminale sont extrêmement présents. Puis n'oublions pas les doublants qui ont déjà travaillés comme des forcenés l'année précedente et qui ont déjà une bonne longueur d'avance. Le nombre d'étudiants pris en deuxième année (dans le cas de la medecine et de kiné) étant extrêmement faible, il faut donc ici absolument travailler intensément pour tenter de se faire une place dans les admis.
 
   Continuons maintenant avec la quantité de travail à réviser, tout simplement astronomique. Des énormes classeurs remplis à raz bord de feuilles écris à l'ordinateur avec une petite police, et cela pour chaque quadrimestre, ce qui n'a absolument rien à voir avec mes petits classeurs de Fac' de Mathématiques-Informatique avec mon écriture de mammouth. Cette énorme quantité de cours n'est pas sorti de nulle part non plus. Savoir prendre de bonnes notes durant les cours, les recopier pour que ce soit lisible et compréhensible lors des révisions, faire en sorte que les schémas soit parfaits et que le cours à réviser ne doit pas contenir une seule faute. Les cours associent la quantité mais aussi le soucis d'une parfaite qualité, ce qui prend au total énormément de temps.
 
   Comme si cela ne suffisait pas, parlons maintenant de la complexité des cours. Pour illustrer cela, je vais vous évoquer une recherche que j'ai fais récemment. Le sujet ? "Le rhombocéphale (c'est une vésicule du tube neural au stade 3 vésicule) donne le pont et le myélencéphale ou méthencéphale ? L'un est un vésicule au stade 3 vésicule et l'autre nait du rhombocéphale." Vous avez compris un simple morceau de la phrase ? Personnellement sur le coup je n'ai pas trop saisi grand chose. Les termes de medecine sont extrêmement compliqués, nombreux et ils se différencient sur très peu de choses. Le fait de s'inverser sur une seule lettre peut faire rater complètement la compréhension d'une question (voir plusieurs) le jour de l'examen (sans parler du nombre astronomique de chiffres à retenir). J'aimerai vous y voir.
 
   Ces trois points entraînent le fait qu'il est impossible de sortir, impossible d'aller au cinéma, de voir ses amis, impossible de voir les films à la télévision... etc, impossible de sortir sa tête de la "marée de cours de medecine" pour résumer. La quantité de cours étant si important, on a beau vouloir retenir tout par coeur, la quantité est tellement immence qu'il est tout simplement impossible de tout retenir, et comme il s'agit d'un concours, chaque partie du cours non maitrisé sur l'infinitésimal bout des doigts pourait être fatal. Le stress est donc omniprésent. Comment peut-on pouvoir retenir autant ? Comment réussir à contenir la quantité de cours qui s'accumule au fil des semaines ? Les doutes, les crises d'angoisse... l'impact psychologique d'être obligé d'être cloisonné est malheureusement terriblement oppressant.
 
   Pour terminer, il y a également la gestion du petit ami, plutôt lourd et pas toujours très patient. J'avoue que malgré tout ce que tu as subis, je n'ai pas été forcément cool aussi, et je tenais à te demander pardon pour mes sauts d'humeur durant cette année, dans cet article.
 
   Neuf mois et demi à ce rythme c'est véritablement long, fatiguant, épuisant aussi bien mentalement que physiquement. J'écris tout ça en ayant eu une vue extérieure, mais vu et vécu de l'intérieur je suppose que ça devait être encore bien pire. J'ai beaucoup d'admiration pour ce qu'elle a fait, je sais très bien que je n'aurais jamais pu en faire autant. J'admire ton courage, ta détermination, ta force... Tu as amplement mérité tes vacances à partir d'aujourd'hui. =)

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Publié dans Elle (L)

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L
Je m'en veux d'avoir été tellement sur les nerfs durant 9 mois...Aujourd'hui, je suis épuisée de pas avoir dormi 3 nuits =( Mais promis, j'vais faire des efforts pour être de bonne humeur (a) Après tout, c'est les vacances ! :DDDD (OWI, ENFIN)
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